Dyslexie un don ! Blog de la COP pour parents d’enfants dyslexiques


Pourquoi cette communauté de pratique
juin 24, 2007, 7:22
Filed under: Présentation

Pourquoi une CoP

« pour les parents d’enfants dyslexiques » ?

Contexte et portrait global de l’organisation et de son identification

Pour cette première partie du projet de session, c’est avec un grand enthousiasme que je choisis une communauté de pratique (CoP) potentielle, de parents d’enfants dyslexiques.

Ce choix représente un plus grand défi, plus que celui d’avoir choisi une CoP d’experts de leur domaine au sein d’une organisation déjà existante. Le présent cours met plutôt l’accent sur ce genre de CoP qui s’arrime aux orientations stratégiques d’une organisation.

Ce choix de CoP vise des parents qui ont en commun la « pratique » de l’éducation de leur enfant dyslexique. Ils peuvent faire partie d’une association mais, essentiellement, ils sont dispersés et ont un urgent besoin d’apprendre collectivement les uns des autres. Actuellement au Québec, ils ne peuvent pas compter sur de l’information, du support et des ressources nécessaires afin d’aider leurs enfants. Les associations de parents dont ils peuvent faire partie ne sont pas directement reliées à là dyslexie (À l’exception de : www.dyslexiq.qc.ca ). L’orientation stratégique de ces parents serait d’aider le plus possible leurs enfants dyslexiques.

Ces parents existent car l’Institut national de la santé des États-Unis estime que 15% de la population seraient dyslexiques.

Au Québec.…« Selon les prévisions, combien de personnes fréquenteront-elles un établissement scolaire en septembre 2005?Au primaire : 511 125Au secondaire : 482 377 (excluant l’éducation des adultes)Au collégial : 152 665À l’université : 162 233 (automne 2004)Combien d’enfants iront-ils à la maternelle cette année?On estime à 80 686 le nombre d’inscriptions pour septembre 2005 »…www.infobourg.com/sections/outils/calendrier/StatsBase05-06.pdf 

Au total, au Québec en 2005, de la maternelle au secondaire, il y a un effectif d’un peu plus de 1 million.

15 % de 1 million = 150,000 enfants au Québec qui seraient dyslexiques dont 23% vivent dans la région de Québec = 34,500 enfants, donc 17,000 parents.

Le contexte actuel au Québec est catastrophique pour les dyslexiques. De façon générale, la dyslexie n’est pas reconnue comme telle et passe souvent sous le couvert de biens d’autres appellations, comme : « les troubles d’apprentissages », « les déficits d’attention ». Il faut dire que la recherche scientifique vient à peine, depuis une vingtaine d’années, de la définir et d’avoir les moyens de prouver son existence. Au Québec, on a beaucoup de retard dans ce domaine par rapport à la France et aux États-Unis. Même les orthophonistes récemment diplômés n’ont que vaguement abordé ce sujet dans leur formation. Au Québec, la dyslexie est entourée d’un grand mystère et de beaucoup d’incompréhension. Incompréhension de tous, à commencer par les parents de ces enfants dyslexiques qui, dans la plupart des cas, sont désemparés et démunis face aux difficultés que leurs enfants rencontrent à l’école.

Le contexte favorise l’urgente structuration de cette CoP de parents ayant des enfants dyslexiques. Actuellement, pour donner toutes les chances à leurs enfants de s’épanouir, ils ne doivent que compter sur eux-mêmes et ne peuvent pas vraiment se fier à ce qui existe au Québec. Les professeurs ne sont peu ou pas formés à déceler le problème et à intervenir. Les écoles devraient fournir des orthophonistes mais, vu le manque de financement, ceux-ci sont rares et peu disponibles. Quant aux orthophonistes et orthopédagogues en pratique privée, il y a une liste d’attente de deux ans et le traitement coûte une fortune.

Le premier défi est alors le diagnostic précis de la dyslexie. Lorsque c’est possible, on procède de façon bien étrange : par exclusion. On veut savoir, avant tout, s’il ne s’agit pas d’une autre chose. Donc, une série interminable et coûteuse de tests sont effectués. Ainsi, des années peuvent passer et souvent des échecs scolaires très dommageables pour l’estime de soi de ces enfants surviennent.

 Comment je compte identifier et attirer des membres potentiels ?

Vous trouverez en annexe une liste assez exhaustive de sources où, potentiellement, il me serait possible de contacter des parents d’enfants dyslexiques.

C’est une liste qui provient des démarches que j’avais faites pour trouver des ressources pour ma fille de 9 ans. En effet, l’an dernier, elle faisait face à d’importantes difficultés d’apprentissage du français à l’école. Il a fallu un mois de recherches intensives suite à deux années de tâtonnement avant d’aboutir au diagnostic de dyslexie légère.

J’ai contacté à nouveau certaines de ces ressources afin de sonder le terrain sur mon projet de CoP et je leur ai demandé de me m’indiquer d’autres pistes. J’ai complété cette liste avec une autre recherche sur Internet.

Juste à partir de cette liste, j’ai déjà un bon nombre de courriels qui me serviront à faire un envoi pour solliciter leur participation.

Rejoindre ces membres potentiels représente sûrement un plus grand défi car ils ne sont pas impliqués au sein d’une organisation. Mais, je crois que l’enthousiasme pour devenir membre sera plus grand.

Réponses aux questions

En plus de la partie ci-dessus qui définit assez bien mon choix de CoP, je vais tenter de répondre aux questions que vous nous avez proposées. Même si elles sont plutôt formulées pour un contexte corporatif.

·        Quelle est la culture organisationnelle ? Les parents exercent la « pratique » d’éducation de leurs enfants avec leur propre culture familiale. Ils peuvent avoir déjà choisi d’adhérer à une association plus ou moins reliée à la dyslexie afin de trouver de l’aide dans leurs tâches de parents. Dans ce cas, ces associations ont diverses cultures et approches.

·        L’environnement d’affaires de l’organisation ? Des organisations qui ne répondent pas aux besoins des parents lesquels se doivent de prendre les choses en main, de se former et de trouver ensemble des solutions originales et abordables.

  • Quel est le nombre de bureaux ? Il existe une dizaine d’associations au Québec
  • Leurs situations géographiques ? En premier lieu, ma CoP vise des parents de la région de Québec pour s’étendre éventuellement.
  • Quel est le nombre de salariés ? Leurs fonctions ?  N/A
  • Quel est le contexte ou les stratégies de gestion des connaissances de l’organisation ? Pour certaines associations, il y a des sites Web, mais la formation est rarement disponible pour les parents cherchant à mieux comprendre la dyslexie
  • Existe-t-il déjà des communautés de pratique stratégiques ? Le site www.dyslexiq.qc.ca a fait une tentative, mais il ne semble pas très bien structuré et actif. Il concerne la région de Montréal.
  • Quel est, s’il y a lieu, le pourcentage du budget alloué à la gestion des connaissances ou à la formation ? Les parents ne sont pas tous riches et la majorité ne peut pas se permettre de payer le peu de ressources qui est disponible. Mais, tous sont prêts en général à donner le maximum pour aider leur enfant.
  • Quel est l’environnement technologique (intranet, site Internet, outils de collaboration, etc.) ? La plupart des associations ont leur site Web.
  • Quelles sont les compétences à développer —en lien avec les orientations stratégiques de l’organisation— et quelles stratégies pourraient favoriser le développement des compétences stratégiques ciblées ? Les compétences que les parents aimeraient développer en priorités devront faire l’objet d’un consensus dès le début de la CoP. Je suppose que cela concernera plutôt le fait d’apprendre des méthodes d’enseignements du genre « multisensoriel » des techniques spécifiques d’apprentissage pour aider leur enfant dans leurs devoirs, etc.

Conclusion

La réponse à ces questions permet de supposer que le milieu pourrait être déjà favorable à la collaboration. Il serait pertinent d’investir dans des solutions permettant d’augmenter la collaboration et l’apprentissage d’une communauté de parents ayant des enfants dyslexiques.

L’inventaire des ressources disponibles réparties à travers une multitude d’associations et d’organisations à été fait avec la liste qui se trouve en annexe ci-dessous. Il illustre bien l’état de la situation où les ressources directement reliées aux besoins des parents d’enfants dyslexiques sont diluées, imprécises et réparties par bribes.

Une CoP non formelle existe. Il ne me reste plus qu’à me préparer un plan d’intervention pour la structurer et la soutenir. 


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